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Nom du blog :
agaldoretrecits
Description du blog :
Nouvelles et background en Agaldor....
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
05.04.2006
Dernière mise à jour :
01.07.2006
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Caravane (chapitre IV )

Posté le 01.07.2006 par agaldoretrecits
Le soir était de nouveau retombé sur les plaines arides, glaçant la moindre parcelle de terrain par une nuit lourde et froide. Le ciel sans nuage était parsemé d’étoiles toutes plus lumineuses les unes que les autres. Certaines à l’éclat atténué par la brume orangée qui émanait des éclairages chaleureux des nomades.
Autour de la caravane principale deux dizaines de gardes cuirassés de toute part patrouillaient autour de l’édifice. A l’intérieur une tension palpable régnait. Entre les innombrables draperies de soie et de feutre bordées d’or qui tapissaient les murs de bois rouge étaient assis les quinzes anciens. Leurs tenues colorées se détachant des teintes sobres et dénuées de tout détails fastueux. L’un d’eux fit cliquter les joyaux lourds qui ornaient ses doigts avant de prendre la parole.

« -Cela ne peut plus durer ! C’est le dixième assaut depuis le début du mois ! Et à chaque escarmouche nous perdons plus d’hommes. Que nous enverra le conte la prochaine fois ! Des dragons ? Des abominations plus répugnantes que celles-là ?
Ortagh, père de Hênithil, répondit calmement à l’homme empourpré par sa colère
-José, ne vous emportez point tant, personne n’a jamais réussi à maitriser un dragon et cela ne commencera pas de si tôt. J’ignore moi aussi quelles sont les motivations de Huron mais il veut à tout prix notre peau.
-Et que proposez vous môssieur ? Aller en ses terres et démolir sa forteresse peut-être ?
-Non non voyons, non je pense qu’il faudrait fuir ce désert.
La foule explosa d’indignation à la suite de ces mots. Certains hurlant le déshonneur , gesticulant dans d’amples mouvement de capes. Chuchotant à l’oreille de leurs voisins ou parfois restaient impassibles. Ortagh reprit son discours une fois ses confrères calmés :
-Il faut nous rendre à l’évidence, nous ne tiendrons plus longtemps face à ses troupes ! Je croit savoir qu’au sud d’autres empires d’hommes pourraient nous aider ! Je propose de traverser les montagnes...
-Et comment ferions nous ? Avec les arodons, les femmes et les enfants, traverser ces géants serait folie. Et il y a les nains, qui vous dit qu’ils nous laisseraient passer. Je ne parle même pas de toutes les autres créatures infestant l’endroit.
-Pourtant il le faut.
-Et si jamais nous traversons ? Qui vous dis que les habitants de ce lointain royaume nous accueillent ?
-Je ne sais pas. Par contre j’ai déjà échaffauder un plan pour rejoindre les monts sans trop de risques. Il faudrait scinder la caravane en deux. La première, composée des civils prendrait plein sud tandis que la deuxième, rassemblant les soldats ferait diversion, partant vers l’est avant de redescendre rejoindre la première. C’est maigre mais c’est notre seule chance.
-Nous suivrons le plan de Ortagh. Déclara solenellement le chef spirituel du clan, sur ce il se retira derrière un enchevêtrement confu d’étoffes. »


Tous quittèrent les lieux peu après, jasant et s’indignant encore de la décision. Toutefois certains commencèrent à organiser le plan comme prévu, répartissant les hommes et provisions dans les deux groupes donnés.
Ortagh passa tel une ombre au milieu des tantes et rassemblements de fêtards pour se retrouver devant la caravane de Rita la soigneuse. Il frappa à la porte d’un bleu délavé avant de pénétrer dans la pièce en un grincement strident, fruit des hurlements plaintifs des gond du battant massif.

Il se retrouva dans un petit vestibule dénudé de tout meuble, drap ou tapisserie, seulement un petit tapis pourpre posé au sol et une petite lampe à huile se trouvaient ici. Rita arriva par une ouverture sur le côté, s’essuyant les main dans un petit mouchoir blanc...



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Caravane (chapitre III )

Posté le 01.07.2006 par agaldoretrecits
Hênithil regagna sa monture en bondissant par dessus quelques cadavres hérissés de pieux noirs. Elle rallia les troupes et partit au grand galop sur la colonne, non contente de quitter ce charnier et l’odeur nauséabonde qui en émanait. Au fur et à mesure qu’elle approchait de son objectif elles distinguait de mieux en mieux le chaos indescriptible qui y régnait.
Des villageois affolés n’hésitaient pas à faire charger leurs arodons dans le combat, écrasant indistinctement alliés et ennemis. De tout côté quelques soldats barraient la route aux troupes maudites de Huron, amocellant inexorablement des monceaux de cadavres sous le plomb de leurs armes.

Sur la gauche Jafar et sa garde combattaient vaillament une troupe de soldats monstrueux, le visage pâle et décharnés d’où s’échappait de petites tentacules grouillantes toutes aussi claires, immaculées de sang plus ou moins frais. Un hallebardier allié faucha deux créatures et, le coeur emplit de bravoure en chargea deux autres. Il tenta deux trois attaques avant qu’une dizaine de démons s’acharnent sur lui dans un concert de craquements et bruits de succions, le tout couvert de cris et de râles jubilatoires.

Hênithil fit accèlerer Koko de plus belle et fonça dans l’engagement, éparpillant les ennemis à grands moulinets de sabre et coups de pieds. Il ne restait du soldat guère plus qu’un amas d’ossements rougeâtres, faisant bondir le coeur de la femme à ses lèvres. Accompagnée de deux cavaliers et des fantassins de Jafar elle mutila les fuyards et se dirigea plus loin dans la bataille.
Telle une furie sanguinaire elle pivotait, tournoyait et effectuait maintes cabrioles sur sa selle, elevant au monde des vivants toujours plus d’ennemis putrides. Arrachant plaques d’armures noires et cabossées, têtes et ventre, tentacules et bras elle faisait un carnage.

Une demi-douzaine d’épéistes bardés d’acier et de pointes la prirent à parti. Elle en eviscera un en plaçant sa lame entre deux de ses plaques d’armures, en décapita un autre avant de trouer la gorge d’un troisième dans un flot de sang. Le guerrier s’écroula sans un cri. Puis presque aussitôt il fut agité de spasmes irréguliers, des tentacules vertes s’enroulaient autour de son corp, irradiant le lieu d’une lueur malsaine. Le teint du mort se blanchit encore plus, ses yeux rougirent et une étincelle de haine et de mort apparut au fond de ces derniers.
Puis le phénomène s’arrêta dans une colonne de lumière blanchâtre accompagnée d’un tumulte terrible. Le mort était réveillé. Son corps sans âme se relevait et était de nouveau prêt à agir pour son maître.

« Nécromancien ! » Hurla un homme à la droite de Hênithil. Aussitôt il fut éparpillé en une simple vaporisation abondante de sang et de tripes souillées.
La guerrière chargea, démembrant ses trois adversaires restants sans y prêter attention puis se retrouva devant le mage. Il projeta vers elle une flopée d’éclairs qu’elle évita d’un pas de côté. A l’endroit ou elle se trouvait un instant plutot la terre était creusée, noircies par le feu et du cratères b éant montait des fumerolles d’un noir profond.

Elle attaqua de croc, l’homme esquiva, feinta et asséna un coup de baton dans les côte de la femme. Elle gémit de douleur puis attaqua de nouveau, chancelante. Le sabre siffla au ras de la tempe du sorcier. Il ricana et prit son bâton d’incantation à deux main, prêt à broyer le crâne de Hênithil. A ce moment là il se stoppa net, les yeux exhorbités et un filet de sang hors de la bouche.

Un orifice béant s’ouvrait sous son aisselle et u ndeuxième, un peu moins large et sanglant, trouait son flanc gauche. L’impie s’écroula au sol sans un mot de plus...

Hênithil contempla le spectacle un instant avant de retourner dans la mêlée, total enchvêtrement de chaos et d’anarchie, de sauvagerie et d’instinct. Elle faucha les jambes de deux guerriers du chaos, effectua une spectaculaire roulade et, telle un simple reflet sombre dans une tornade de poussière jaunâtre elle trancha en deux le corps d’un ennemi presque dépuillé de toute armure.
Les deux parties maintenant flasques du combattant churent dans un flot de sang violacé giclant de toute part. La femme entendit derrière elle le cliquetis d’une armure dont le porteur s’agitait frénétiquement. Elle pivota et trancha une tête au hasard. Puis elle reçut un coup violent dans la nuque, le contact froid du métal ajouté à la force du choc brouillèrent sa vue. Elle balbutia un moment des paroles inintelligibles avant que le noir complet ne voile ses yeux.



Une lampe à huile rougeoyante tanguait au dessus de sa tête, narguant son regard d’un pétillement joyeux de cuivre illuminé et du halo diffus et cramoisi d’une flamme sans doute vacillante.
Hênithil jeta quelques regard lancinant autour d’elle, frottant ses joues vrillées par la douleur sur la douce étoffe d’un drap d’un blanc immaculé. Elle put voir sur sa gauche une étagère aux rayons couverts de grimoires et babioles cliquetantes sous le mouvement de va et vient de la caravane.
Sur sa droite une vieille femme à la chevelure grisonnante soigneusement rattachée sous un mouchoir de tête bleu quadrillés de lignes vertes pomme, du plus mauvais goût se dit Hênithil, la grand-mère donait l’attention de son regard bridé sur une petite serviette qu’elle pliait en chantonnant avant de la glisser sans un bruit dans un petit tiroir d’ébène.

Puis elle leva son visage striés de rides profondes sur sa patiente. Elle ne parut pas très étonnée et déclara d’une voix chancelante
« -ah ! Tu es enfin réveillées
-*La fille hocha de la tête et balbutia* Combien de...Combien de tmps suis-je restée ainsi ?
-Oh pas plus d’une nuit, tu es résistantes, tu t’en sortiras. Mais fais attention à ne pas trop bouger ! »

Comme pour se prouver le contraire Hênithil tenta de s’asseoire sur son coussin, s’appuyant sur ses bras couverts de bandages, une souffrance rageuse, comme jallie de ses tripes après un siège interminable lui irradia le ventre avant de gagner tout son être comme de l’eau s’infiltrerait dans une éponge sèche et racornie.
Dans un faible gémissement la jeune femme fut plaquée à son lit par la seule force de la balafre qui devrait couvrir sa taille.

Le vieille agita la tête négativement tout en guardant esquissé le sourire qui tirait ses lèvres palichonnes et flétries. Elle se dirigea tranquillement vers une petite table taillée à la va vite, fit courir ses doigts effilés au dessus d’une forêt de flacons soit étincelants soit couverts de poussière ou de toiles d’araignées mais tous remplis de liquides stagnants aux couleurs étranges, bleu, vert, violet, noir ou jaune, toutes les teintes imaginables se cotayaient dans cet étrange mosaïque contrastée sur tout point de vue.

La dame parut trouver ce qu’elle cherchait, étira encore plus son visage sec et se dirigea au chevet de Hênithil. Dévissa tout en douceur le bouchon de verre qui scellait l’ampoule et en versa quelques gouttes dans la bouche molle et pâteuse de la blessée avant de refrmer l’onguent dans un crissement suraigu.

Une chape de brouillard embua une nouvelle fois la vue de Hênithil, la laissant s’abandonner doucement à ses rêves et inquiétudes. Dans un monde ou le temps n’a aucune prise et où les limites sont brisées et réduites à néant...

Caravane (chapitre II )

Posté le 01.07.2006 par agaldoretrecits
Le lendemain, lorsque Hênithil s’échappa des limbes du sommeil la plupart des caravanes étaient chargées d’un monceau d’objets et prêtes à partir. Les sangles des arodon étaient verifiées une dernière fois et tous engloutissaient leurs petits déjeuner habituellement frugal. Hênithil fit de même, épousseta les miettes de pain tombées sur son vêtement, réajusta son turban, ou jifiel, et alla seller sa monture.
Elle prit son sabre logé entre un matelas fin et un arc accroché à sa selle et le ceigna à sa ceinture de cuir couleur ébène. Puis la colonne partit, soulevant des montagnes de sable refroidi par la fraîcheur tenace de la nuit.

Rogard, le dieux soleil et Agard, son fils, second soleil ne vivant que la matin couvraient le désert de leurs fins rayons jaunes pâles, ternis par le voile de poussière grise qui s’échappait du sol en d’immenses langues de fumée serpentant paresseusement jusqu’au firmament d’un bleu sans nuages. Quelques rapaces caquetants tournoyaient dans le ciel, se jetant parfois au sol à une vitesse extraordinaire dans de longues spirales de plumes, sans doute pour aller se repettre du corps de quelques rongeurs trop aventureux.

Hênithil partit un peu en avant pour déceler une eventuelle trace d’ennemi, talonnant les flancs brillants de son cheval elle accèlera en une seule poussée. Elle trouva un bon poste d’observation au sommet d’un amoncellement de rochers rouges couverts d’une fine pelliculle de sable, rendant le terrain glissant, donc dangereux. Elle grimpa l'edifice naturel après avoir attaché koko, son cheval, à un petit pic de basalte. Elle manqua de s’étaler de tout son long sur le sol rugueux à maintes reprises, mais finalement atteignit le sommet, lui offrant une vue imprenable sur des lieues à la ronde.

A cette altitude, bien que faible, le vent soufflait si fort qu’il parvenait presque à faire perdre l’équilibre à la jeune femme, agitant comme des oriflammes chatoyantes ses vêtements fins.
Hênithil plissa ses paupières et observa plus attentivement les alentours. Au loin elle aperçut une immense volute de fumée noire, à sa base se mouvaient de petits points noirs qui grossissaient à vue d’oeil. Elle détacha fébrilement une longue-vue sertie de rubis de sa ceinture et la posa sur son oeil. Ce qu’elle vit l’effraya, en effet environ cinquante bêtes pouvant être apparentées à des centaures galopaient en direction de la caravane.

Elle n’avait jamais vu de telles créatures, elles avaient un corps de cheval couvert d’écailles vertes foncé terminé en une longue queue reptilienne, effilée et aussi fine à son extremité qu’une lame d’épée. A la place d’une tête de cheval, comme on pouvait s’y attendre, on pouvait voir un torse tout aussi écailleux que le reste de la bête, un torse d’où jaillissaient quatre bras musculeux qui eux étaient couverts de poils d’un noir de jais. Ils avaient aussi un énorme globe oculaire, lové entre les deux épaules dans un épais matelas de veines et d’artères palpitantes.

Hênithil redescendit de son observatoire le plus vite possible et chevaucha son cheval en un clin d’oeil. Elle repartit au galop vers le reste du cortège, ordonnant à Koko de marteler le sol sans pitié pour une once de vitesse. Elle parvint bientôt à la caravane du chef de clan. Mit pied à terre en bondissant de sa selle légère et grimpant avec célérité l’échelle qui reliait le sol et le plancher de bois qui couvrait le dos volumineux de l'arodon.

Elle expliqua rapidement aux gardes présents ce qu’elle avait vue, accompagnant son discours par de grands gestes frénétiques. L’un d’eux, équipés d’une arquebuse et bardé de plaques de métal poli aquiesca et se précipita dans l’ouverture qu’il avait pour mission de surveiller...

Il ressortit peur après accompagné d’un homme enveloppé qui n’était autre que le hiérarque du clan.
Celui-ci jeta un bref coup d’oeil dans une immense longue-vue gainée de cuir avant de faire sonner l’alarme.
Aussitôt le son raffiné d’un cor de guerre émergea non loin de là, sa mélopée grossière annonciatrice de mort se répercutant à l’infini au creux des innombrables aspéritées du terrain, pouvant donner l’impression du classique roulement de tambour précèdant une éxecution.

Au son du cor quatre capitaines arrivèrent à la hâte, pour la moitié finissant d’attacher une épaulière ou achevant d’enflier le haubert léger des Asnubruz. Jafar, la sage maître du clan, distribua une volée d’ordres à la va-vite.

« Hênithil, tu prendras en la cavalerie lourde et tu chargeras de front. Heliobet et Carkys vous prenez chacun une compagnie de cavalerie légère et partirez sur les flancs, tirerez une volée avant de charger dans le dos de l’ennemi.
Ozno tu armes et organise les civils et fantassins autour de la colonne au cas où cela tournerais mal ! »
Les quatres officiers aquiescèrent et partirent rassembler leurs troupes. En peu de temps déjà les deux troupes de cavalerie légère partaient sur les flancs de l’ennemi. Leur entrain fut vite imité par les cataphractes, peu nombreux mais entrainés au possible, qui sous les ordres de Hênithil se mirent en ligne, les arquebusiers au deuxième rang avant de s’avançer vers le futur charnier.
Pendant ce temps-là une activité fébrile régnait autour des caravanes, rhytmée par les beuglement de Ozno.

Les troupes de flancs firent leur ouvre et lachèrentchacune une volée de flèches. Tel deux immenses rapaces les nuages miroitants stagnèrent un instant dans le ciel d’un azur immaculée avant de fondre sur leurs proies, en en faisant choir une quinzaine.
A ce moment là Hênithil poussa un long cri de guerre puis partit en avant le sabre au clair, bientôt suivie par ses hommes.
Arrivés à bonne distance de l’adversaire les arquebusiers firent cracher le feu à leurs armes nervurées de dorures filiformes. Tuant seulement cinq ennemis. Puis tous tirèrent épée et haches en hurlant.

Le choc fut terrible, le fracas des lames noires des abominations reptiliennes sur les boucliers humains tonna tel un orage d’été précèdant une pluie diluvienne, en l’occurence une pluie de sang. Rien que le premier contact avait coûté une dizaine d’hommes à Hênithil. Une flèche de bois noir biscornue lui frôla le visage, laissant une égratignure fort douloureuse.

Celle-ci fendit l’oeil d’un ennemi dans un geyser jaunâtre avant de taillader le torse du monstre affolé. Puis elle cabra sonc cheval, le fit pivoter pour mettre à terre une deuxième créature qu’elle perça au niveau d’un eventuel coeur, au moins cela eut de l’effet et la chose cessa dde bouger, seulement agitée de quelques spasmes nerveux.
La guerrière tourna la tête juste à temps pour voir une queue écailleuse se diriger vers son cou. Elle leva son bouclier juste à temps pour éviter la décapitation mais la puissance du coup la fit choir au sol dans un nuage de poussière déjà rosâtre. Elle se releva péniblement et, reprenant ses esprits, elle bondit en avant d’une simple détente pour se retrouver face à son agresseur. Elle glissa entre les jambes de ce dernier et l’eviscera, arrivant de l’autre côté au moment ou un flot de tripes brunes ou noires s’amassa au sol dans un bruit atroce.

Deux autres cyclopes chargèrent sur elle, leurs lances au fer cabossé pointé vers elle. Elle tournoya entre eux, coupa les jarrets de leurs membres antérieurs et les acheva chacun d’une attaque de croc dans le globe oculaire. Elle poursuivit son chemin ainsi au milieu de la cohue, laissant une trainée de corps mutilés dans son sillage. Lorsqu’il n’eut plus d’ennemis elle s’appreta à crier victoire lorsqu’un cri à fendre l’âme échappa de la colonne.

Elle se retourna hébétée pour voir au loin une multitude de brasiers se déclarer chaque seconde en la plupart des caravanes, laissant échapper de longs panaches de fumée noir de suie.
Cette attaque n’était qu’une diversion, un misérable piège ! Et ils étaient tombé dedans...

Caravane (chapitre I )

Posté le 01.07.2006 par agaldoretrecits
Caravane





Hênithil était assise sur la crête fine d’une dune. Dos au campement, elle contemplait le soleil se lover dans le sable chaud du désert. Ses rayons écarlates nuancés par un violet profond sculptait sur la plaine valonnée un bas-relief chatoyant, succession éblouissante de spectres chammarés ondulant à la surface d’une mer figée.
Un vent ardent et fort courait dans les gigantesques ornières que formaient l’infinité des replies doux et gracieux du terrain. Soudain, comme enragé devant l’indifférence de la jeune femme face à son souffle, le grand sculpteur venu du sud se mit à rugir de plus belle, soulevant des vagues de minéraux brunâtres qui fouettaient Hênithil de toute part, la forçant à finalement se retirer et laisser ce spectacle divin au ciel et aux esprits.
Elle descendit de son repère dans une souple cavalcade, laissant pour seul témoin de son passage d’éphèmères volutes de poussière ôcre.

Au fur et à mesure qu’elle avançait vers le milieu du campement l’activité se faisait plus fébrile. Des femmes s’affairaient à tisser quelques étoffes ou cuire divers aliments dans des marmites cabossées tandis que les hommes fourbissaient leurs armes ou nourissaient leurs montures voir des arodons, énormes bovins glabres qui portaient sur leur dos bossu les caravanes des Asnubruz.
Parfois Hênithil passait devant quelques vieillards assis sur le seuil de leurs maisons mobiles, ravivant une étincelle lubrique vite refoulée dans leurs pupilles fatiguées au passage de la jeune femme.

En effet elle était belle, ses vêtements souples et son long manteau bleu marine ne cachaient en aucun ses formes rondes et élançées. Ses seins étaient ronds et fermes, ses jambes longues et gracieuses et ses mains effilées faisaient des va et viens envoûtants à la lenteur calculée.
Elle avait le visage basané, porteur de lèvres rouges et pulpeuses et arborant de beaux yeux en amandes d’un vert émeraude partiellement dissimulés par les nombreuses mèches brunes et frisées qui jaillissaient du turban cramoisi qui protégeait son chef et cascadait tout en courbes sur sa nuque étroite.

Suivant la longue allée ou elle s’était engagée elle atteignit rapidement le coeur du campement, une place circulaire ornée en son centre d’un immense feu. Outre la lumière aveuglante qui en émanait et allait se refléter comme un millier d’étoiles sur les décorations de cuivres qui cernaient la place le brasier gerbait de toute part une foule de projections incandescentes et fumantes sur son pourtour, traçant ainsi autour de lui un cercle de fumerolles opaques.

Autour du foyer les anciens, dirigeants du clan, et leurs familles soupaient tranquillement. Hênithil prit place aux côtés de son père, un homme fier et robuste au visage couturé de cicatrices profondes, témoignage silencieux d’une vie de guerre. Sa machoire était enveloppée d’une épaisse barbe grisonnante contrastée de mèches blanches. Il posa un regard furtif sur sa fille tout en machonnant nochallement un morceau de viande séchée.
Hênithil s’empara d’une large tranche de pain salé et la couvrit de denrées picorées ci et là dans les nombreux plats d’or et d’argent qui étaient posés devant elle. Elle mangea sa pitance silencieusement, observant le sol tamisé par le pas lourd des animaux sans même le voir. Buvant de temps à autre une rasade d’eau fraîche.

Demain la journée allait être ruden il fallait absolument atteindre le puits le plus proche en peu de temps, au maximum deux nuits. Si bien que Hênithil se résigna à aller prendre place sur sa couchette, disposée non loin de là, dans la caravane de sa famille.

Moi

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits
[b]Alors bonjour à tous , moi c'est Solmyr , Moi ou Quentin dans la vie..

J'ai 13 ans et passioné d'heroic fantasy , SdA et tout ce ptit monde. Il y a peu j'ai decider de creer un ptit monde imaginaire avec ses créatures mais aussi les grands classiques (elfes , trolls) etc...
Je vous laisse le découvrir à travers ce blog tout ceci , bonne lecture... [/b]

Chapitre I : les nains--généralités

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits
Il semblerait que la race des nains soit apparue dans les premiers âges , avant même les hommes et peu après les elfes. D’environ 1.20/1.50 et trapu ils porteraient tous une barbe dès leur plus jeune âge . On ne sait que peu de choses sur cette race pour le moin discrète et qui ne participa que peu aux grandes guerres qui agitèrent les terres de l’est. (en effet on ne référence pas de nains dans l’ouest) Creusant inlassablement leurs demeures souterraines. Issu de la pierre ou d’une reprduction normale la procréation de cette epsèce est assez nébuleuse . Certain pensent qu’il n’y a pas de femm chez les nains et qu’ils en prendraient chez les autres espèces peuplant l’est ou bien qu’ils jailliraient de la pierre ou encore bien d’autres hypothèses plus ou moins loufoques.
A ce jour on connait une dizaine de grande cité naines dans toutes les terres de l’ouest , du flanc sur du massif désolé jusqu’au grande montagne de Kolräd , ou Kol. :
-Farzen Urur
-Spkhiär Daz
-Bhuorsk yor
-Pukhis malör
-Tyrab
-Bakazen Fankhïr
-Ythenrör Genos
-Jkhïs Ruor
-Sinophuïr
Les nains évoluraient en de nombreuses communautés ou familles qui interagiraient entre elles par le biais d’émissaire dans un ensemble cohèrent. On suppose qu’un immense tunnel passerait par dessous de la forêt de Sempir étant donné le fait qu’on peut voir déboucher un nain du nord par les portes des grandes galeries de Kol sans que personne ne l’ai vu traverser les grandes plaines airide , le foret des elfes ou les plaines des hommes . Mais toutefois ceci est à vérifier .
Leur langue secrète s’appelle le Khuornas (« langue »+ « secrète ») et , comme l’indique son nom , peu de gens autre que les nains ont l’honneur d’en connaitre les méandres.
Les relations diplomatiques entre les peuples plus connus et les nains semblent avoir stoppé depuis environ un millénaire et nul ne sait pourquoi. Les nains ont scellé la plupart de leurs galeries et vivent isolés à l’intérieur. Certains affirment que ceci est dû à une profusion importante de gobelins dans les derniers siècles ainsi plusieurs cités connues ne seraient plus que des ruines ou des champs de bataille dissimulés au monde exterieur.
On connait aussi plusieurs avant-postes nains dans certaines collines des terres du conte déchu Huron . Entre autre Farniör Vakhar au plein sud de ces terres.
Les nains de Kol auraient eu d’étroites liaisons avec les hommes de la montagne à l’ouest des monts ainsi qu’avec les hommes du désert par le biais du portail nord de Sinophuïr qui ne serait pas encore scellé. Les nains ont une grande histoire jonchée de combats contre des dragons , ennemis respectés de cette race ancestrale.
De grands héros se sont déclarés pendant des chasses au dragon ou fil des millénaires.
Pendant le grand chaos on remarque dans les annales accessibles la présence de bataillons nains dans de grandes batailles , mais aussi et notemment pendant le siège de Geouros.

La structure social est complexe à ce que l’on sait , dans un clan il y aurait de grandes lignées chacune dirigées par un « père » lui même commandé par un « grand ancien » chef d’un clan entier .
Dans ces familles plusieurs castes sont présentes : la caste des marteaux(artisans) et celle des dragons(guerriers). Chque caste rassemeble un grand nombre de lignées différentes. La caste des artisans et remarquée par la plus petite taille de ses membres qui creusent les profondes galeries de chaque cité ....

Chapitre IV

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits

La petite troupe continua son chemin à travers le boyaux souterrains. L’espace contrastait avec le palais en lui-même. Le sol était couvert d’un affreux limon suintant d’ou échappait un bruit de sucsion à chaque botte levée. Les murs étaient grossiers , de nombreuses pierres effritées affleuraient d’une couchede chaux humide. A intervalles réguliers se succédaient des torches à moitiéconsummées qui degageait une lumière jaunâtre qui se perdait dans les nombreuses toiles d’araignée qui pendaient au plafond. Agitées doucement par un faible mais continu courant d’air. Le tunnel était empli de froid et très vite Aliniâr se mit à greloter , de temps en temps il sentait tomber sur son corps une goutte d'’au glaçée.
Après une petite marche dans cette atmosphère lugubre ils débouchèrent dans une haute salle , bien plus ouvragée que les reste du tunnel , mais beaucoup moin que les constructions exterieures. L’endroit était construit tout en longueur , cerné par d’imposantes colonnes grossières qui soutenaient un plafond horizontal tapissé de fresques délavées. De petites flaques rougies par la lueur des torches stagnaient par-ci par-là. Au bout d’un « chemin » surélevé tronait un petit promontoir sur lequel était posé un sabre. Aliniâr s’approcha pour observer l’objet. Sa poignée était faite d’or éclatant strié de veines argentées , sur cette poignée était enchassé un rubis scintillant ou le jeune elfe pouvait voir son visage. La lame était effilée et bien aiguisée , si bien qu’elle en était presque aveuglante , elle était aussi finement creusée en certains endroits pour former sur toute sa longueur une inscrïption de runes à la signification oubliée mais qui luisaient d’une timide lumière bleue.
Sanafïr empoigna l’objet avec un tissu soyeux et le tendit à son fils. D’une main tremblante il la prit à son tour , observant de ses yeux ecarquillés les gravures si gracieuses. Le seigneur lui expliqua brièvement l’histoire de cette arme sacrée , ainsi que la signification des runes , enfin il déclara solennelement :
« Ceci est à toi , puisse tu t’en servir avec courage et force ! »
Ensuite il lui intima de le suivre pour remonter à la surface...
Ils repassèrent par le boyaux incliné , la pâle lueur de la lune commença à s’imiscer dans la pénombre , reflétant sa blancheur mortelle sur le moindre affleurement , créant un paysage quasi-féérique au silence seulement déchiré par le crissement des bottes sur le gravier. Au lieu de reprendre l’allée de colonnes Sanafïr pris une autre direction , il sortit une clée dorée d’un pan de son vêtement et ouvrit une petite porte blanche dans un cliquètement cristallin. Il poussa la battant , aucun son n’échappa des gonds huilés. Aliniâr lui emboite le pas , suivit par le soldat. Ils se trouvaient à présent dans une large pièce au s’enchevêtraient des bibliothèques surchargées aux formes sculptées dans leur bois dur. Les murs d’un rouge de vin commençait déjà à briller sous les premières lueurs de l’aubes qui filtraient par d’étroites meurtrières. Au bout d’une allée etroite une petite alcove était creusée dans le mur , dans cette alcôve était posé cérémonieusement un livre d’un vert raffiné , sa reliure marbrée d’or représentait un arbre feuillu qui scintillait de milles feux. Sanafïr farfouilla dans un petit placard et en sortit une longue plume d’oie et un pot encre d’un noir de jais. Quand il ouvritle livre , toujours sans un mot, une odeur entétante de pinède s’en exhala , d’un regard discret par dessus l’épaule de son père Aliniär put distinguer de fines runes elfiques embellies par quelques enluminures savamment disposées. Le seigneur des lieu trouva une page vierge et griffonna quelque chose avant de refermer brutalement le grimoire.
«- Que signifie ceci père ? demanda Aliniâr
- Il faudra bien que quelqu’un se souvienne des tes actes... »

Aliniâr hocha la tête humblement et suivit son père , ils sortirent de la mystérieuse bibliothèque pour se diriger vers la terrasse du trône , instinctivement le jeune elfe sentait qu’une cérémonie en son honneur se préparait...

Chapitre III

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits


Quelques minutes après on put voir déambuler dans les couloirs sinueux des dizaines d’elfes en robes blanches , brunes ou bleues qui tous se dirigeaient silencieusement vers la salle du conseil. Telle un cortège funèbre aucun mot ni aucun geste significatif ne s’achappait de leur personne. Et enfin les lourds battans de la salle du conseil se refermèrent bruyamment laissant les curieux prostrés devant les fins bas-relief qui l’ornait sur toute sa surface.
Des heures et des heures passèrent avant que la lumière du jour ne puisse de nouveau se frayer un chemin dans la pièce. Très vite un des grands coneillers rassembla les habitants de la cité sylvestre , sur une grande esplanade se massaient une foule personnes toutes plus belles que les autres , leur teint clair reflétant sobrement l’éclat chaleureux de l’astre solaire. Un murmure grondant courait à travers les rangs chamarrés qui englobaient une estrade de pierre blanche. Et sur le ponton immaculé arriva cérémonieusement l’elfe tant attendu. D’un geste ample et d’une lenteur calculée il calma la rumeur rapidement. Tous étaient maintenant prêt à boir touteses paroles comme si s’eut été de l’eau fraiche après la traversée d’un grand désert. L’orateur s’éclaicis la voix puis déclama haut et fort :
« Mes frères , mes soeurs. Une menaçe pèse sur notre forêt , celle que nous cherissons tant et dont la sagesse dépasse l’entendement. Tout ceci est menaçé et si rien n’est fait , ce témoignage silencieux des âges s’étteindra , comme s’éteint un feu de paille... L’elfe laissa la foule assimiler ces premiers mots avant de reprendre .
Le grand coneil en est arrivé à une solution évidente : nous devons combattre ou périr. Vous l’aurez peut-être remarqué des émissaires sont partis pour nos cités soeurs et quémander out soldat disponible.
Cette force , comme le veut la tradition , sera dirigée par Alinïar , fils de sanafïr seigneur de notre peuple. Nous tous devons nous tenir prêts , lesportes doivent être scellée , les villes tenues... »

Et sur ces mots ilse retira , laissant la foule en pature avec ses propres doutes et pensées. Puis les gens se dispersèrent dans un silence presque mortuaire. La lumière argentée de la nuit drapa bientôt les nombreux édifices éclatants d’une étoffe pâle et froide. Pendant ce temps là , dans les souterrains du palais sylvestre se préparait une grande chose...
Alinïar avait rejoint son père sur la terasse nord , de la cime des arbres sombres exhalait une odeur de pin fraiche , vivifiante. Quelques bourrasque légèrent faisait monter un chuchotis sourd et étouffé. A l’est serpentait le rivière de Asniel tel un serpent d’argent au milieu d’un limon putride ou se formaient à chaque repli comme des lames de feu glaçé. Aliniär observait tout ceci , paisible. Les yeux emplis de détermination ternie par des questionnements multiples. Son père le tira de sa rêverie d’une petite tape dans le haut du dos , sur le visage d’habitude si ferme de Sanafïr s’esquissai un fin sourire et il entonna clairement et doucement à la fois :

-« De son armure scintillante
Il fait reculer les ombres
Et de sa lance brillante
Il affronte les choses sombres »
« Le prêtre chargé de te faire naitre m’a dit ceci , l’avenir n’est pas si sombre que tu le penses à ce jour , il n’est pas non plus rayonnant. Rien n’est sûr mais nous pouvons esperer , penser et affronter le destin , ainsi tu dois voir les obstacles nombreux qui se dresseront sur ton chemin.
-Je sais ce poème , je sais qu’il ne dit pas que ça et qu’on y parle aussi de la mort et de la perdition....
-Tune failliras pas , pas cette fois-ci , je suis confiant... »

Un guerrier couvert de plaques polies interrompit leur conversation et fit signe de le suivre. Sanafïr entraina son fils par les épaules et ils s’engouffrèrent dans le couloir ouvert de la face sud. Sur le mur se découpaient les ombres étirées des colonnes ou soupiraient des torsades gracieuses de lierre fin. Au fond descendait un escalier en colimaçon ou filtrait la lumière chatoyantes des vitraux imposants parsemés sur la surface du mur exterieur. Bientôt les ouvertures disparurent , témoignant du fait que la descente s’enfonçait dans la terre molle du bois.

Chapitre II

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits
Cela faisait 355 années que Aliniär eu vécu cette mésaventure mais elle était toujours profondemment gravée dans sa mémoire. Souvent il allait observer l’étang , seul. Puis cette habitude commença à l’abandonner et rapidement il n’y allait plus , plus jamais. Il préférait rôder dans la frontière sud-ouest de la forêt.
Un jour qu’il se baladait en compagnie de Seïal , un jour de printemps. La journée était fraîche et un doux soleil au milieu d’un ciel bleu balayait la cime des arbres , en certains endroits des rayons de lumière parvenaient à se frayer un chemin à travers l’épais feuillage pour aller taquiner les bas buissons de baies. Les deux elfes étaient en armure légères , des armures d’habillage , quelques plaques couvertes de dorures sur les jambes et les épaules ainsi qu’un habit de cuir fourré de laine douce. La lumière du jour se reflétait sur leur équipement poli et ainsi affublés il semblait être des étoiles , des étoiles qui avançaient paisiblement le sabre à la ceinture.
Alors qu’ils traversaient un ruisseau gorgé d’eau un faible grognement vint à leurs oreilles , un grognement qui venait de l’ouest. Par reflexe les deux elfes se courbèrent et avançèrent d’un pas feutré vers ce qui semblait être l’origine de ces bruits , ils se tapirent dans un buisson et écartèrent quelques branches. Devant leurs yeux cheminaient deux immonde créatures montées sur des choses tout aussi répugnantes. Les premières avaient l’allure d’orques à l’exception que leur peau était d’une pâleur extrême , presque transparante. Si bien que des veines saillaient de leur muscles suitants. Ils étaient tous deux bardés d’armures bosselées et granuleuses ainsi que de casques aux formes étranges qui cachaient leur visage surement tout aussi hideux que le reste de leur corp. Leur monture , elles, ne faisaient pas exception à la règle , elle avaient une tête féline qui surplombait des corps d’araignées noirâtres , au pattes velues et crochetées. Et des queues touffus s’agitaient pitoyablement au dessus de dards brillants.
« Des chevaucheurs de Férachnes , surement des éclaireurs. Il faut les tuer . chuchota Aliniär »
Seïal aquiesca et dégaina lentement son sabre en tentant de le soustraire aux rayons du soleil pour plus de discrétion. Les orques semblèrent sentir leurs odeurs , il humaient l’air, méfiants, enfin ils se décidèrent à reprendre leur route. C’est à ce moment là que les deux elfes choisirent pour attaquer.
Aliniär bondit du fourré et chargea le sabre au clair , suivit de prêt par Seïal. Les chevaucheurs pivotèrent rageusement , l’un d’eux empoigna un arc de bois noir , encocha une flèche tordue et tira. Le projectile siffla aux oreilles de Aliniär qui ne fit qu’accèlerer la cadence. Le deuxième orque fit « cabrer » sa monture et entamma une charge grondante. Seïal bondit de côté et trancha une pâte de la férachne. La créature glapit et s’affaissa dans un grand nuage de poussière tandis que son sang noir maculait le sol. Aliniär avait déjà décapiter la monture de son adversaire et avait entammé un duel à mort contre lui. Le monstre abbattit une rapière émoussées sur le prince , celui-ci pivota et attaqua de croc . L’orque para en beuglant et tenta d’atteindre le coup d’Aliniär. Mais avant même que son arme soit à un mètre du cou de l’elfe il était dejà evisceré , il s’écroula au sol , les yeux écarquillés de stupeur.
Seïal avait fait de même de son côté et était en train d’achever la férachne meurtrie. Il se retourna et souleva une mèche de cheveux qui lui couvrait le visage avant de dire d’un air grave « il faudrait prévenir ton père , il n’est jamais bon de rencontrer des éclaireurs des pâles ».
Aliniär , pour toute réponse , partit en direction du palais. L’heure était grave et les bois étaient menaçés par des ennemis terribles. Ils arrivèrent au palais au coucher du soleil , qui déjà de sa lueur écarlate rosissait la terre. Les oiseaux commençaient à arreter leur piaillement incessant et les fleurs à se refermer.

Le duo s’engouffra dans la demeure rapidement. Dans l’allée de colonnes s’imiscaient quelques pétales arrachés par les vent , virevoltant à l’arrivée de quelqu’un. Ils tournèrent à gauche pour déboucher dans une grande terrasse ouvrte , cerclée de piliers fins et ouvragés. Sur la droite ruisselait l’eau limpide d’une fontaine ou se reflétait la stature d’un arbre paré de jeunes feuilles vertes. Le sol de pierre était décoré de motif gracieux , représentant étoiles et soleils , anges et démons. Vers le fond de l’espace était sculpté un immense trône de pierre , coincé entre les jambes d’une statue de marbre rosie par le soleil couchant. Et sur ce trône siégait Sanafïr , seigneur de Sempir. Sage parmis les sages , débordant de tristes souvenirs mais aussi de jours heureux. Et de ses yeux emplis de souvenir il scrutait les deux nouveaux arrivants. D’un geste solennel il les convia à se rapprocher.
Il écouta attentivement les paroles de son fils , impassible. Une fois le récit finit il se contenta de hocher de la tête discrètement et de frotter son menton fin. Aliniär et Seïal partirent sans plus de cérémonie....

Chapitre I

Posté le 05.04.2006 par agaldoretrecits
Un pas à gauche pour eviter le sabre , puis baisser le sabre dans son dos . Mais il arrive à parer assez facilement , il tenteune attque de croc au niveau du ventre mais son adversaire tournoie etpose son arme sur son cou . Les deux combattants restent ainsi longtemps dans une certaine tension. Puis tout deux éclatent de rire. Aliniär aide son ami à se relever et ils vont s’affaller dans un lit de feuilles mortes .
C’était l’automne et le soleil irradiait une lumière pâle et froide qui blanchissait les feuilles orangées qui tapissaient la clairière ou s’entrainaient les deux jeunes elfes . la cime dénudée des arbres découpait le ciel de ses formes tourmentées comme autant de lances acérées. Aliniär empoigna sa gourde et se gorga d’eau fraiche et limpide jusqu’à plus soif . Seïal faisait de même de son coté. Quand il finirent de se reposer des lambeaux de nuages sombres striaient le ciel gris. Dans un même élan les deux amis fourgèrent leurs affaires dans des sacs de tissu fin et rangèrent leurs sabres dans leur fourreaux avant de prendre le chemin du retour.
Après une courte marche la pluie commençé à tomber , l’eau froide coulait le long des troncs comme du sang sur les écailles d’un dragon endormi. Le murmure des traits glaçés sur le sol emplissait à présent la forêt d’une rumeur lugubre. Les deux compagnons accèlerèrent le pas pour fuire le ciel grondant. Soudain ils débouchèrent aux cotés d’un grand étang. L’eau d’habitude si plate se ridait à un rhytme éffrené et ses petites vaguelettes allaient clapoter sur la rive boueuse. Un vent violent plaqua les cheveux de Aliniär sur son visage mouillé , d’un revers de main il les écarta ,il ne savait pas pourquoi mais il restait planté là au lieu de courir chercher un abris. Et comme hypnotisé il se rapprocha des eaux noires , comme attiré par leur grondement immuable. Seïal lui hurla de revenir mais ne parvint aux oreille du jeune prince qu’un échos lointain , emporté par les bourrasques sifflantes. Un pied dans l’eau , puis deux. Puis les jambes. A ce moment là Aliniär se retourne , son regard est maintenant vitreux ,sans émotion. Il voit son ami courir vers lui et patoger péniblement. Enfin Aliniär n’a plus pied et il s’enfonce dans l’eau agitée , il est comme happé par les profondeur. Peu à peu les rayons discrets du soleil s’estompent et les ténèbres l’entourent. Au fond de l’eau il entend comme un ricanement funeste et il reprend conscience. Il faut fuir mais il ne peu plus , des langues de brume noire ensserrent tous ses membres et l’attirent vers les profondeurs de la mort. Les sons étouffés des profondeurs lui parraissent plus flous , plus lointain encore et sa vue se voile doucement. Son esprit vogue vers les ténèbres douces, bienveillantes .....

Et à sa plus grande surprise il se réveilla lové dans un lit moelleux , le corp couvert d’une fine couvrture de soie blanche. Ses yeux encore somnolants furent éblouis d’une chaude lumière , on pouvait entendre la piaillement des oiseau et à la fenêtre gouttaient encore quelques gouttes scintillantes. Seïal était à son chevet , ainsi que Sanafïr. Tout deux avaient le visage éclairé de grand sourires.
« - Que s’est-il passé ? balbutia Aliniär
- Tu es encore trop érinté pour que nous te le racontions , lui repondit son père d’une voie apaisante ..
- Mais ... j’étais dans l’eau et .... et puis plus rien . Je veux savoir , je veux comprendre
- Tu sauras tout ce qu’il y aura à savoir bien assez tôt. Maintenant repose-toi . Saches juste que Seïal est digne de confiance ... Puis dans un léger bruissement d’étoffe il se leva de son fauteuil frangé et quitta la chambre.
- Vous revoilà . reprit Seïal . J’avour qu’un moment je ... je n’y aurais pas cru ...
- Appelle moi par mon prenom silteplait .
- Euh oui mons..euh. Aliniär . Reposez vous bien.
- Aliniär rit de bon coeur mais ne lâcha pas sa curiosité , Que m’est-il arrivé ?
- Bon , vous avez été pris par cet ... étang et je vous ais ramener à la berge , là j’ai souffler dans mon cor et une patrouille est venue nous chercher . C’est tout.
- Mais de quelle magie sont animés ces flots ?
- Je ne sais point .... Dormez ... Dort bien... »

Seïal repartit silencieusement et ferma le léger battant de laporte derrière lui , abandonnant Aliniär à ses pensés. Seul face au silence agréable de la pièce , seulement troublé par le ruisselement d’eau de pluie au devant de al fenêtre et le piaillement d’oiseaux heureux de revoir le soleil lumineux qui emplissait d’une douce chaleur tout les bois étincelants....
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